Un etranger au bout du monde 1

Publié le par chuday

 

Voila qq atricles a venir, redigés par Gaetan, un pote  venu me rendre visite durant deux semaines en Chine.

Je pense qu'il a kiffé son trip et j'espere qu'il arrivera a travers son recit, ses anecdotes, ses coups de coeur ou de geule a donner envie aux personnes qui hesitent encore a venir decouvrir ce pays...
Je vais essayer de ne pas trop censurer ses articles....hehehe.
Il vous parlera ss doute des atouts de la Chine, de son terroir de sa gastronomie, sa culture, ses paysage...

Je vous laisse decouvrir.
Enjoy......................................................

 

Préambule au voyage

 

 

A une semaine de mon départ j’étais quelque peu stressé… Au boulot, mes machines n’étaient pas achetées et bien plus grave : je n’avais ni passeport ni visa !!! Ah les fonctionnaires français, impossible de joindre les responsables (coupaaaables !!!) et donc impossible d’accélérer le processus… A J-5, ma boîte dépensait un beau pactole pour mes machines, ouf ça au moins c’était réglé, mes vacances étaient validées. Mais toujours pas de passeport. Et là ma môman travaillant à la mairie de mon village et étant très très très gentille (n’y voyez pas un double sens) a réussi à convaincre la sous-préfecture de me faire un passeport provisoire en urgence. Résultat me voilà avec passeport et visa un jour avant que plus rien ne soit possible… Et me voilà aussi à ne rien foutre au boulot pendant 3 jours – contre coup des journées intenses d’avant achat et tête déjà en vacances – et franchement c’était totalement assumé ! Me voilà donc en congés, putain les plus longs depuis 1 an et demi, 2 semaines !!! Dingue ! Loïc, prépare tes fesses j’arrive…

 

 

 

C’est parti

 

 

Mardi 20 mars

 

Aéroport d’Entzheim, je passe le portique, on me demande de vider les poches de ma veste, je m’exécute et me rend compte que je suis un terroriste : putain de couteau suisse oublié dans une des 53 poches de ma veste ! Bah pas grave, on jette, de toute façon c’est ringard un couteau suisse… McGyver ne passe même plus à la téloche (ce mot est ringard aussi).

 

Me voilà ensuite dans l’avion direction Paris, pas de soucis, applaudissements (ridicule), changeage de terminal, remontage dans autre avion, attente. Déjà j’ai le droit à petit goût de Chine puisque je ne vois que des chinois !!! Mais là je n’avais pas encore le réflexe de le dire « sales cons ». J’ai le droit aussi au cliché de la grosse black qui en s’asseyant à côté de moi sort un magnifique « ah v’aiment, Dieu soit loué » (avec accent s’il vous plaît). A ma gauche pareil, un black, un black camerounais des Pays-Bas vivant en France pour être exact, on discute un peu, on sympathise. Quelques minutes plus tard nous trinquons au whisky coca, l’avion a décollé, je pars pour la Chine. Tout le stress de ne pas partir retombe, tout le stress de louper l’avion s’envole, toutes ces appréhensions de mourir, de ne jamais rentrer, d’attraper des maladies, tout ça n’est plus d’actualité. Faut dire aussi que mon nouvel ami Peter venait de sortir une bouteille de Jack de son sac et que nous venions de boire la moitié, ça aide à se détendre quand on est pas Jean-Luc Delarue. En Chine les chinois partagent les plats, en avion les blacks partagent le sky !

 

Les heures défilent, les kilomètres sont avalés à une vitesse folle, -60° dehors, 911km/h à 10058 mètres d’altitude…wouahou Air France c’est pas des pédés ! En fait tout est déjà magique à part les hôtesses de l’air, ok pour les petites fesses et les pantalons moulants mais franchement le mythe est mort, elles ne sont pas terribles… Heureusement que le « te casse pas la chatte ma chérie » d’un Stewart à une de ses collègue en a fait sourire au moins une.

 

11 heures dans l’avion et voilà l’oiseau d’acier qui se pose sur le tarmac chinois de l’aéroport de Canton, j’y suis, mon trip débute et putain qu’est-ce qu’il va être bon…

 

 

Mercredi 21 mars

 

Déjà l’aéroport de Canton me montre à quel point la Chine devient un pays puissant et se dirigeant, sur certains points au moins, vers la modernité. Je ne sais pas si c’est une bonne chose, mais c’est la réalité et cette aéroport tout neuf et tout brillant ne ressemble en rien à ce à quoi je m’attendais. C’est propre, beau, fleuri. Les taxi et bus attendent devant, jusque là aucun dépaysement… Je sors le petit mot de Loïc, ma première mission si je l’accepte est de prendre le bus direction le Garden Hotel. Bien sûr je suis ses précieux conseils et je monte dans le bus. Un beau bus, comme à la maison. On démarre, les paysages défilent sur ma droite : des arbres, des fleurs, des bâtiments d’entreprise modernes… Mais où est cette Chine dont tout le monde me parle ? Même les voitures qui nous dépassent sont neuves et la route est parfaitement lisse, en macadam, sans trous ! On m’aurait menti ?

Puis voilà l’entrée dans Canton, enfin la Chine se découvre ! Des tours à perte de vue, ressemblant à des cages à lapins, des habits séchant sur les balcons, des rues noires de mondes, les idéogrammes chinois présents sur toutes les devantures de magasins, des marchés à même le sol dans les rues… Et cette autoroute en plein milieu de Canton/Guangzhou frôlant le 10e étage des HLM à la chinoise. Les taxis sont des milliers, des millions, des milliards autour de moi, roulant dans tous les sens, se dépassant, se faisant des queues de poisson, s’imposant pour avancer… Loïc ne m’avait pas menti, ils sont tarés des fois quand même !

 

Ce qui est drôle à côté de ça c’est que les employés communaux de Guangzhou ont fait de beau boulot, la ville est verte, pleine d’arbres, un parc apparaît avec un petit lac, joli, un golf, et toujours ces belles voitures quasi neuves…

 

J’aperçois le Garden Hotel, ça a l’air pas mal, si l’appart de Loïc est pourri c’est là que je veux aller ! Je descend du bus, une jolie vendeuse de journaux me regarde, je fixe son regard, elle me fait un sourire… ah si seulement elle avait été au Velvet 4 jours plus tard… Mais bon, concentration sur la mission « trouve un taxi et arrive chez moi ». Pour le taxi c’est facile, il suffit de lever la main et de dire « hep taxi », comme dans les films. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi on disait « hep taxi », ils ne peuvent pas entendre !!! Mais bon puisque c’est comme ça qu’on fait… 1er taxi c’est pas de bol, il pige rien, le 2e c’est mieux, en route vers Long Kou Xi Lu.

 

Grâce à mon sens de l’orientation exceptionnel et surtout grâce au gardien de l’immeuble auquel j’ai montré mon précieux papier je me retrouve à toquer à la porte de l’appartement 2204 du 22e étage. Une porte s’ouvre, puis une 2e (pourquoi 2 portes ???) et je vois pour la 1ère fois Apple, alias Sarin Pruekchanthuek c ou un truc comme ça… Apple quoi… une soudaine envie de jus de pomme me pris… M’enfin bref… quelques mots échangés en anglais, un coup de fil au Loïc, une douche, une cigarette sur le balcon, près de 20 degrés à l’extérieur, un temps lourd mais tellement plus agréable que les 7 degrés alsaciens…

Apple m’emmène dehors, elle a les consignes de Loïc pour me balader. Je rencontre alors Annie, amie d’Apple, thaïlandaise elle aussi et compagne de Daniel, un américain faisant parti de la bande des sales cons.

 

Petite précision,  il y a deux façons de dire sale con : la première est un sale con affectif, lancé à un ami, le sourire aux lèvres ; le deuxième est un sale con exprimé à l’encontre d’un chinois stressant et ne comprenant rien, le sourire aux lèvres.

 

Les deux filles me font entrer dans un petit resto et je goûte là mon premier repas chinois en Chine. Un peu déçu quand même, mais heureusement y’a la bière, la fameuse et connue de par le monde, j’ai nommé la Tsingtao. Petit rituel au début du repas, lavage de baguettes dans le thé - Le thé première boisson nationale, la bière deuxième boisson nationale - j’observe et je m’exécute, ça va je maîtrise. Tout comme le mangeage avec baguettes, ça n’avait plus de secret pour moi en arrivant, et heureusement car là bas pas de fourchette ! Le repas se termine, il reste plein de bouffe mais je suis déjà gavé.

 

Re taxi et nous voilà au parc Sun Yat Sen avec son mémorial du même nom (Sun Yat Sen était à l’origine de la République en Chine en 1911). Nous continuons la ballade dans le parc des cinq chèvres, sculpture symbole de Guangzhou, appelé d’ailleurs Cité des Cinq Chèvres. Les flashs crépitent, me voilà reporter. Les jardins, les arbres, les fleurs, les monuments, les gens qui dansent, les filles, moi, les filles et moi. Déjà quelques dizaines de photos à mon actif.

 

Re re taxi, il est 16h et les filles me proposent un billard. Pas de soucis, je vais gagner ce sont des filles. Mais bon j’ai vite compris : de 1 je sais pas jouer, de 2 elles savent jouer. En plus je commence à enchaîner les whisky coca… Un doute m’envahi, et si elles avaient des consignes pour me faire boire ???

 

Re re re taxi, nous rentrons chez Loïc. Le nain à grosses cuisses débarque, câlins, blagouzes, balançage de « sale con », nous voilà reparti comme en 14 ! Mais bon, ne batifolons pas trop, je suis attendu chez le Laoban pour manger avec tous les expats et je crois qu’ils ont un objectif en tête…

 

 

 

Depeches toi de m'envoyer la suite Ga je suis sur les lecteurs commencent deja a s'impatienter.
Affaire a suivre...

 

Ga & Chuday

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Publié dans Cultural Life in China

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Commenter cet article
O
Putain il est hero ce 1er article, comme quoi meme un nain con qui se fait des steak peut etre un gas bien! Ton récit ga c comme Prison break, quand tu commence tu t'arretes plus et t'attends le prochain épisode.<br /> Je met un liens sur mon blog direct<br /> Bisoux seuil frotz
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S
Un romancier est né ! impossible de se détacher du texte...j'attends la suite maintenant alors au Boulot Ga !
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M
on dirait pas comme ça, mais Ga écrit plutôt bien... <br /> hop au boulot, la suite la suite!!
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G
l'article suivant est prêt, et c'est du lourd!!!
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