Un etranger au bout du monde 2

Publié le par chuday



Objectif numéro 1 ok

 


Mercredi 21 mars, le soir

 

Me voilà donc présenté à la bande des Sales Cons… Oliv que j’avais déjà croisé à Stras, Greg le « partenaire » de Loïc, Daniel l’américain veinard qui est avec Annie, Annie la fille qui se tape un ‘foiré d’ricain, Apple et Loïc bien sûr, ainsi que d’autre frenchies dont je tairai les noms (surtout parce que j’ai oublié, mais vous comprendrez pourquoi…). Et puis y’avait Toy Story, stagiaire d’Oliv, fraîchement arrivé de France et déjà coupable de niquage de steack en moins de 2 semaines…

(chuday: Je vous laisse deviner qui est qui)





On discute, on rigole, on renverse du thé sur la table (coutume locale obligatoire), on boit de la bière. Les plats arrivent, poulet piquant, bœuf piquant, quelques légumes et puis la soupe. Alors une soupe vous me direz que c’est pas spécial… Bah là si un pti peu quand même puisque c’est une soupe de serpent ! Et c’est exactement ce que je voulais !!! Manger du serpent !!!

Me voilà donc avec ce bout de peau de serpent entre mes baguettes, se rapprochant de ma bouche, prêt à dévaler tout le chemin menant à mon estomac… Pas de soucis, je maîtrise, je mord dans ce truc gélatineux et élastique, j’avale le petit morceau après l’avoir passé sur ma langue pour bien en sentir le goût… Patatrac, déception, c’est fade cette connerie ! O rage ô désespoir le serpent c’est pas top ! Mais bon au moins c’est fait… Mais d’autres challenges m’attendent. Soudain j’aperçois qu’on m’observe… un regard intense, qui me transperce et qui me dis « mange moi ». Je regarde au fond du récipient contenant la soupe et je découvre la chose à qui appartiennent ces yeux… une tête de coq… Bien sûr tout le monde s’empresse de me dire que ça se mange ! Et bien je ne suis pas une tapette moi messieurs, je vais vous la bouffer vot’ crête de coq !!! Et me voilà en train de croquer à pleines dents dans l’attribut masculin le plus important du volatile agricole mâle. A ce moment là je comprend – les sales cons hilares autour de moi en sont pour quelque chose – et je jette la tête sous la table (comme il est convenable de faire avec ses déchets dans les restaurants du sud de la Chine ). Les salopards !!! Autant le serpent ce mange jusqu’au trognon autant la tête de coq c’est fait pour faire joli ! Quel sens de la beauté ces chinois… Mais bon je suis pas une tapette moi messieurs, je vous l’ai bouffé moi vot’ tête de coq !!! Bien sûr je n’ai pas voulu croire que la patte se mangeait… et je ne l’ai pas fait… mais si ça se mangeait !!! Mais je n’aime pas faire de mélanges. Enfin pas avec la nourriture.


Je suis ensuite allé voir les toilettes du petit restaurant typique chinois dans lequel nous étions. Voir est le mot approprié car je n’ai rien pu y faire. Même vomir, ça aurait rendu l’endroit sympathique… bref je suis ressorti fissa, dégoûté et décidé à ne plus jamais faire pipi de mes vacances ! Ce n’est pas tant l’aspect de ces chiottes à la turque, c’est l’odeur. Et dire que je trouvais certains bars de Stras assez peu regardant sur l’état de leurs sanitaires...

 

Ah, je sens que mes lecteurs veulent la suite, normal, c’est le plus croustillant…

 

La suite est en fait un grand n’importe quoi… Et pour cause, le baïjo a remplacé la bière ! Alors le baïjo est à la Chine ce que le saké est au Japon. Bref, c’est l’alcool de riz local. Mais il a un petit plus par rapport au saké, il est vraiment dégueulasse !!!

 

Je savais en arrivant en Chine que les sales cons me feraient picoler, je savais qu’ils voulaient me détruire. Mais je voulais jouer le jeu, leur montrer que je étais venu en Chine pour tout vivre, tout découvrir, sans limite, sans me prendre la tête. Erreur, monumentale erreur. A trop vouloir faire mon malin j’en ai payé le prix fort… Je trinque donc au baïjo sous forme de gambeï – « gambeï » est le « cul sec » chinois – et je m’enfile quelques bolinettes du fameux et non moins écoeurant breuvage. Le premier brûle la gorge, le 2e passe mieux, à partir du 3e c’est tout doux, à partir du 4e tu sais plus trop ce que tu bois…

 

Je vous ai cité Toy Story tout à l’heure. Et bien ce fameux Toy Story a bu un verre en trinquant avec moi et s’est arrêté là, incapable de s’en remettre (preuve sous forme de vidéo chez Loïc), j’ai donc du finir le verre/ la bolinette que je venais de lui reservir. Allez zou je continue à boire, peu importent les sons qui deviennent de plus en plus lents et sourds à mes oreilles, les mouvements au ralenti de mes compagnons de table, les gambeï s’enchaînent sans que je puisse vérifier si tous ces salopards remplissent réellement leurs verres.

Nous quittons le restaurant vers… euh… bah je sais plus… d’ailleurs je ne sais plus grand-chose à partir de ce moment là… Il faut dire pour ma défense que j’avais fait une nuit blanche avant de partir plus une nuit blanche dans l’avion.

Loïc m’a raconté que nous étions d’abord chez lui, qu’il voulait me raser les poils du pubis quand je faisais pipi, que nous sommes allé au Velvet, bar boîte haut de gamme pour expats en furies cherchant de la chinoise en furie aussi, que j’ai essayé – c’est le mot – de danser avec des femelles bridées sans jamais n’avoir pu rester sans aide au maintien. Tout ceci a duré à peu près 10 minutes avant que j’aille vomir mon serpent, ma tête de coq et tout le reste. Heureusement je suis quelqu’un de très classe, je suis allé aux toilettes. Bon, après ma classe a des limites, surtout quand je vomis sur les mains de la fille qui nettoie mon bordel… Me voilà donc embarqué en taxi, Loïc soutenant ma tête hors de la voiture – et dieu sait que c’est dangereux dans ce pays – direction dodo. Grâce à l’aide du gardien j’ai pu arriver dans l’ascenseur. Malheureusement ce dernier a lâchement abandonné le nain à grosses cuisses pour le plus dur : de l’ascenseur au lit. Je remercie d’ailleurs Apple pour cette sublime vidéo qui restera à coup sûr dans les mémoires. Je pense même qu’il est essentiel de la mettre sur YouTube et de balancer le lien… et non j’ai pas honte moi !


Me voilà donc face à terre dans le couloir (je voulais même y rester d’après mes dires du moment), Loïc essayant tant bien que mal de me soulever pour me faire entrer dans l’appartement. Que c’est lourd un corps inerte !!! Quelques minutes plus tard je suis sur mon lit, le nain m’enlève mon pantalon et me ramène le seau spécialement prévu pour ça (merci monsieur Seau pour votre invention, ça a sauvé bien des matelas et moquettes). Me voilà parti pour une nuit reposante et sans encombre.

 

PS : Apple, je n’ai jamais réellement voulu – je me cite – « fuckin you in your ass »… aaaaah le baïjo…

 

 

 

Affaire a suivre....

Ga & Chuday

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Publié dans Cultural Life in China

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Commenter cet article
H
Huizhou cuisine chefs pay more attention to the taste and the color, the cook braising and stewing the food. Stinky Mandarin Fish is the representative.
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O
sisi, je prends enfin le temps de tout lire calmement. Pour le Baijo, ct incontournable. Le vomi et tout le reste non, après t'es une machine, ou pas! lol.<br /> Si je passe en Alsace j'espere etre recu pareillement, good luck pour trouvent une viperre et du white spirit...<br /> J'attends les vidéo!!! Welcome to Guangzhou! 
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G
pas de commentaires... bizarre...
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